dimanche 13 mars 2011

Sorbet de chèvre frais au coulis de roquette

Extraordinaire !





















Au vieux comptoir, 17 rue des lavandières Sainte Opportune, 75001 Paris

lundi 7 mars 2011

Lucas Cranach et Piet Mondrian


Rien de plus dissemblable dans la peinture et pourtant je ne saurais dire lequel des deux je préfère.

Je suis allée voir la semaine dernière et celle d'avant, ces deux magnifiques expositions : Mondrian au centre Pompidou (nocturne le jeudi) et Cranach au musée du Luxembourg (nocturne le vendredi).

Quel bonheur !

Pour Cranach, a priori mon favori, j'avais acheté le week-end précédent en librairie, le catalogue afin de réellement profiter de l'exposition en meilleure "connaisseuse" que je ne l'étais déjà.
Il y a toujours eu de magnifiques Cranach au Louvre, et ces nues au visage triangulaire si caractéristique m'ont toujours intriguée. Déjà très grande fan de Dürer lui aussi allemand, et vu ma préférence absolue pour cette période de la peinture, j'étais d'avance conquise.

Parlons peu, parlons bien : l'exposition est absolument magnifique, et aligne les chefs d'oeuvre les uns après les autres. Des portraits sobres au fond monochrome (dont le minimalisme, à l'absolue modernité, n'était que la conséquence toute matérialiste d'une recherche d'économie dans la fabrication du tableau, un fond noir étant beaucoup plus rapide à peindre qu'un paysage ...) aux grands formats influencés par les mondes infernaux de Jérôme Bosch : tout est absolument splendide.



Mais le tableau qui, contre toute attente, m'a le plus bouleversée est une Lucrèce.
Lucrèce, dans la Rome antique, est violée et se tue, ne supportant pas son déshonneur.
Présentée après une Lucrèce qui lève les yeux au ciel, reprochant à Dieu d'avoir laissé faire un acte aussi horrible (Francesco Francia), la Lucrèce de Cranach regarde le spectateur droit dans les yeux : c'est la société qu'elle accuse. Quelle modernité ! Dieu est mort dès le 16è siècle pour Cranach ....
Ni le catalogue (dont la qualité d'impression laisse à désirer), ni les images sur le web ne rendent justice à ce tableau exceptionnel.

Lucrèce de Francesco Francia :


Lucrèce de Cranach :


A noter, la signature de Cranach : un serpent aux ailes de Dragon, qui me rappelle le "logo" de Dürer, premier peintre connu (à ma connaissance) à signer ses tableaux. Avant, le peintre est un artisan, avec une signature il devient un artiste.


La signature de Dürer :



















L'exposition sur Mondrian m'a autant émue qu'un documentaire diffusé il y a quelques temps sur Arte à propos de l'artiste.
Dans ce documentaire, on voit un Mondrian vivant à Montparnasse dans la plus grande pauvreté, confiant à ses amis (lesquels nous rapporte l'anecdote au combien symptômatique d'un artiste authentique refusant de façon absolue tout compromis) qu'il ne "peut plus" peindre des fleurs (pour payer le loyer). C'est "au-dessus de mes forces" dira-t-il.

  
L'exposition met très bien en avant non seulement l'évolution pictographique du peintre mais aussi l'influence de l'école à laquelle il a appartenu.
Il est du reste étonnant de voir un artiste qui semble aussi individualiste par l'extrême spécificité de son identité graphique, finalement n'être que le produit de son environnement.
Je me souviens il y a quelques années d'une discussion avec mon père au sujet de l'individualisme dans l'art. Je disais que plus un peintre était "personnel",  plus il avait de valeur à mes yeux. Lui me disait le contraire : l'école, le mouvement auquel il appartient est plus important que l'artiste lui même.
Les taoïstes concluraient en disant que la vérité est hors de cette dualité : les deux positions sont simultanément vraies.




dimanche 27 février 2011

Cookie Crew : females

Introuvable sur youtube ! 

To B., in loving memory.


mercredi 5 janvier 2011

André Kertesz au Jeu de Paume


toujours pendant mes vacances de Noël, j'ai pris le temps d'aller voir l'exposition André Kertesz au Jeu de Paume.
Quelques magnifiques clichés. 
Comme toujours ceux que je préfère sont les plus graphiques.
Chez lui, il faut aussi remarquer le jeu des ombres dans le cadre.

Voici une petite sélection :












mardi 4 janvier 2011

France 1500


Exposition dont l'affiche était pourtant très prometteuse mais qui m'a beaucoup déçue.
Pourquoi ?







Quand on considère comme moi que l'art (pictural) a atteint dans sa forme classique ses plus hauts sommets entre 1450 et 1550, on se rend compte finalement qu'en France on n'a effectivement que Jean Fouquet, Jean Clouet, le Maître de Moulins et l'inédit Jean Hey que je découvre effectivement à cette exposition (voir affiche) alors que l'Italie (Mantegna ! Botticelli ! Da Vinci ! puis Raphael ! Michel Ange ! Le Titien ! ), les Flandres (Van Eyck ! Rogier van der Weyden ! Petrus Christus ! Memling ! Dieric Bouts ! puis Patinir !! Bosch ! Quentin Metsys !) ou encore l'Allemagne (Dürer ! Cranach ! Holbein !) regorgent de génies absolus !!!!! 
En fait, moi qui suis restée bloquée en peinture sur ce tournant de siècle depuis quasi mon adolescence, je n'avais pas réalisé, et cette exposition me le révèle enfin, à quel point la France a été absente de cette période paroxystique de la peinture en Europe.
Pour mon plaisir personnel, voici quelqu'uns des plus beaux tableaux (à mon goût), peints "autour de 1500" en Italie, en Flandres et en Allemagne (cliquez sur les tableaux pour les voir en plus grand !).


CHRISTUS, Petrus : Portrait of a Young Girl (c. 1470)

MASSYS, Quentin : The Ugly Duchess (1525-30)


MEMLING, Hans : Allegory with a Virgin (1479-80)


BOTTICELLI Sandro, Portrait of a Young Woman (c. 1480)

LEONARDO da Vinci, Female head (La Scapigliata) (c. 1508)



PATENIER Joachim, Landscape with St Jerome (1515-19)


RAFFAELLO Sanzio, Portrait of Tommaso Inghirami (1510-14)


EYCK Jan van, The Virgin of Chancellor Rolin (1435)


DÜRER Albrecht, Self-Portrait in a Fur-Collared Robe (1500)


CRANACH Lucas the Elder, Judith with the Head of Holofernes (c. 1530)

HOLBEIN Hans the Younger, Portrait of a Lady with a Squirrel and a Starling (1527-28)

lundi 3 janvier 2011

Banksy's Exit Through The Gift Shop

Très peu de choses à voir en ce moment au cinéma.
Une exception cependant : le film de Banksy malheureusement traduit en français par "Faite le mur" (?!?).

C'est d'abord un super documentaire sur le street art avec :

Space invader  :

























Shepard "Obey" Fairey :



































Et bien évidemment Banksy :
































Mais c'est aussi et surtout un film sur la manipulation.

Sur la manipulation extraordinaire que produit Banksy (qui réalise le film) sur nous : il démarre en filmant un français immigré à Los Angeles qui vend des fringues vintage et ne sait pas quoi faire de sa vie jusqu'à ce qu'il commence à filmer la nuit ses potes "street artists" aux USA et aux quatre coins du monde. Commence la montée de mayonnaise pour arriver à un climax finement préparé : la tant attendue rencontre avec LE messie, j'ai nommé Banksy himself. Première pirouette : Bansky se scénarise et nous balade comme il veut car on pense à tort que c'est ce français et non lui qui est derrière la caméra pendant au moins la première partie du film.
Puis, énorme "break" (comme on dira en musique) : Banksy conseille à son "ami" français de faire lui même de l'art plutôt que de filmer les artistes. Celui là s'exécute et prépare directement sa première expo. Il demande à deux monstres sacrés du street art de cautionner l'expo, un article dans LA weekly et LE TOUR EST JOUE : 4000 personnes viendront et l'"artiste" vendra pour 1 million de dollars d'oeuvres (faites par ses assistants) dans la semaine.
Le phénomène de "buzz" dans le monde de l'art est ici incroyablement bien décrit.

Le film est par ailleurs fantastiquement scénarisé, aux limites de la fiction et du documentaire et c'est ce qui le rend intéressant.



dimanche 2 janvier 2011

Nathaniel Brooks et Doug Dubois


Voici deux photographes que je viens de découvrir récemment, un peu par hasard.

Nathaniel Brooks est photojournaliste pour le New York Times.

Voici mes photos préférées issues de son portfolio que l'on peut consulter ici :





Doug Dubois est un autre photographe dont on peut également consulter le book ici :






















































All copyrights to the photographers.

lundi 20 décembre 2010

Kindle vs. Hardcover


La version imprimée sur papier :



La version digitale :
















 La version kindle (dont je rappelle que le coût marginal de production est nul c'est à dire qu'une fois le premier exemplaire créé, le suivant ne coûte rien en production) est à 10,47 euros.

La version imprimée est à 11,63 euros.

Cherchez l'erreur.

En fait, les éditeurs vont faire la même erreur que l'industrie de la musique.

Reste que le glissement du partage de la marge doit être intéressant à analyser.

dimanche 19 décembre 2010

Word Lens



Enfin !



Sinon, très jolie musique ....

dimanche 12 décembre 2010

Lone - Once in a While (Werk)

Lone est anglais. Il sort ses disques notamment sur le label Werk :

http://www.werkdiscs.com/

Detroit style moody music.

Enjoy.